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 Helva Fitzhenry, Contrôleuse exigente

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Helva Fitzhenry
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Messages : 122
Date d'inscription : 23/09/2014

Dossier de l'Agent
Age/Date de Naissance: 35 Ans/10 Nov
Statut: Agent Modèle
Nombre de Missions: Inconnu
Légende

MessageSujet: Helva Fitzhenry, Contrôleuse exigente   Mar 23 Sep - 18:33

Fitzhenry Helva
Informations générales

   Nom : Fitzhenry
   Prénom : Helva
   Age d’arrivée à CHERUB : 9 ans
  Date de Naissance : 10 Novembre
   Age au temps de cette fiche : 32 ans
   Pourquoi il a attiré l’attention de CHERUB ? Elle avait été de prime acceptée, à l'âge de neuf ans, pour sa grande vivacité d'esprit, sa capacité à réagir, à s'adapter, en un quart de seconde, et ses réflexes très élevés.
Après avoir un peu vagabondé (enfin, si être dans le SAS, c'est vagabonder) elle revint à CHERUB, désirant encore et toujours combattre le terrorisme, les trafics de drogues et d'humains, le grand banditisme.
   Avatar : Inspectrice Kirihara de Darker than Black
Son physique
Helva a beau être irlandaise, oubliez de suite la longue chevelure rousse. Non, Helva est bien plus passepartout, puisqu’elle est brune. Bon, certes, elle hérita de sa mère de splendides yeux verts, qui ne sont pas aisés à oublier. Deux véritables joyaux qui étincellent à la moindre lumière. Elle porte des lunettes, choque qui l’empêcha de devenir comme Torin pilote de chasse, puisqu’elle souffre d’une très légère myopie. Mais ces lunettes demies cerclées sont parfaitement ajustées à son visage fin doté d’un nez aquilin et de fines lèvres en cœur. Sa peau est elle typiquement irlandaise, pâle, blanche, fragile. Ses longs cheveux sont le plus souvent retenus en une queue de cheval négligée, aux mèches rebelles rarement retenues via des pinces.
Helva possède une silhouette longiligne, et athlétique. Entre CHERUB, puis le SAS, évidemment, il faut mieux éviter de s’attirer les foudres de la demoiselle, qui se sait parfaitement apte à foutre par terre n’importe qui. Agile, rapide, aux réflexes détonants, elle se targue de ne jamais avoir perdu, contre quiconque. Même alors qu’elle portait un simple T-shirt rouge. En vérité, son amie Mary pourrait vous dire qu’elle l’a dominé en combats singuliers jusqu’aux 13 ans de la belle, mais chut.
La jeune femme, puisque oui, à 34 ans, elle se juge toujours jeune et que de toute façon, elle ne souffre d’aucune ride, d’aucun empâtement de la trentaine, s’habille toujours de manière élégante, recherchées, même si ses vêtements ne sont jamais bien chers. Chemisiers, pantalons taille haute, vestons. Tailleurs. Le tout ne lui donne pas que de l’élégance, mais aussi une certaine sévérité, ce qui tombe bien, car justement, sévère, elle l’est.
Son caractère
En effet, Helva aime quand les choses sont ordonnées, planifiées, et que tout se passe comme elle le veut. Elle est un stratège, et aime avoir le contrôle sur tout. Aussi, quand un agent ne répond pas à ses exigences, elle est bien capable de le descendre en flamme. Elle n’accepte d’eux pas la moindre erreur. Et un respect scrupuleux du règlement. En mission, chaque agent doit la tenir scrupuleusement au courant du moindre détail, et c’est à cette fin que chaque soir, elle prend un quart d’heure avec eux. Cela vous parait étonnant en vue de ce qu’elle a fait gamine dans les rues de Belfast, où elle chapardait avec sa petite bande ? Mais non, tout ceci est parfaitement logique, il suffit de prendre en compte quelques détails supplémentaires.
Premièrement, ce qui motive chaque action de la belle sont ses idéaux. Helva rêve d’un monde juste, libre, heureux. Elle applique ceci à tout ce qu’elle fait. Sévère certes, mais toujours juste. Respectueuse des lois, et du règlement de CHERUB certes, sauf si ceux-ci l’empêchent de mettre fin à une injustice.
Deuxièmement, si elle est aussi exigeante avec ses agents, c’est pour une raison assez simple nommée inquiétude. En effet, elle tient à ce qu’ils ne commettent aucune imprudence et surtout, aucune erreur, pour leur propre sécurité.
Ainsi, pour ceux qui verront au-delà de sa sévérité naturelle, ils pourront voir une femme étonnement douce, qui partagera volontiers avec eux son expérience passée, comme des anecdotes sur ce qu’ils ont pu faire comme bêtises au campus.
Nous déconseillons toutefois aux agents de la défier aux échecs. Depuis ses titres au campus, elle en remporta bien d’autre, au Royaume Unis, et même un européens. Elle maitrise de la même façon tout jeu basé sur la réflexion et les stratégies. Le go, les dames, le shogi, et bien d’autres. Même les jeux vidéo de stratégie, par tour, comme en temps réel, elle y fait preuve d’un incroyable succès. Parfois, elle se dit que si elle était née plus tard, elle se serait tentée une carrière de joueuse pro de Starcraft. Mais entre son fils, et les missions, elle n’a là guère le temps de monter les ligues. Tout cela grâce à sa vivacité d’esprit, son intelligence vive, et sa capacité à penser  à toutes les issues possibles d’une situation, afin de faire la meilleure action à chaque temps.
   
Son histoire

Acte I : Belfast

10 Novembre 1980
Les cris retentirent dans la chambre d'hôpital, et aussitôt, le père se précipita dans la chambre, accompagné de son fils ainé, âgé de sept ans.
« C'est une fille... Helva. Ma magnifique Helva. »
Il sourit à sa femme. Elle aussi était magnifique. Et ce n'était pas la cicatrice qui lui barrait le visage depuis le Bloddy Sunday, il y a huit ans, qui allait lui faire dire le contraire.
« Regarde ma chérie. Elle a hérité de tes yeux. »
Deux billes vertes qui brillaient. Alerte, le bébé regardait autour de lui, alors même qu'il venait de naitre.
« Tu seras une petite fille intelligente toi, ça se voit. »

2 Décembre 1988
« Go go go ! »
La petite fille dans son lit fut réveillée par les cris des militaires envahissant leur maison. Son frère débarqua dans sa chambre.
« Helva ! Habille-toi petite sœur… »
Il avait l’air inquiet, tandis qu’il regardait au rez de chaussé, son père et sa mère tempérer les soldats.
« Nos enfants sont en haut messieurs… Laissez-moi aller chercher ma petite fille, elle n’a que huit ans… »
Mais la femme fut purement et simplement menottée, et allongée par terre. Et les militaires montèrent quatre à quatre les escaliers. Le jeune homme les attendait, les mains en l’air, après qu’il ait fermé la porte de la chambre de sa petite sœur adorée. Il fut plaqué au mur sans ménagement, et menotté comme ses parents. Puis les militaires défoncèrent la porte de la fillette, qui attendait, sagement, sur son lit, habillée sommairement d’un pull et d’un jean élimé. Un des hommes s’avança, et la prit dans ses bras. Puis tous descendirent. La mère voulut se précipiter vers sa petite fille, mais elle fut empêchée par celui qui la surveillait.
« LAISSEZ-MOI LA VOIR ! JE VEUX DIRE AU REVOIR A MA FILLE ! »
Elle eut finalement le droit de la serrer contre son cœur, serrer cette petite fille en pleurs contre elle, et lui faire un dernier baiser sur le front.
« Helva. Tu es une petite fille intelligente. Jure-moi que jamais tu ne laisseras la rancœur du passé écarter tes chances de devenir quelqu’un. »
Alors, la fillette fut emmenée dans une voiture de policiers, tandis qu’elle voyait son père, Baptist Fitzhenry, sa mère, Ula Fitzhenry, et son frère, Alastar Fitzhenry, se faire embarquer dans un fourgon militaire.
« PAPA ! MAMAN ! ALASTAR ! JE VOUS AIME ! »

15 Janvier 1989
Un sifflement retentit dans les rues de la ville de Belfast. Aussitôt, une dizaine d’enfants coururent d’un bout à l’autre, les bras chargés de victuailles. Ils venaient de les prendre dans un supermarché dans le quartier protestant. Tout ce qu’ils avaient à faire, c’était de rejoindre leur planque, où ils partageraient une partie du butin, et planquerait le reste, pour les jours où ils ne pourraient chaparder.
Parmi eux, se trouvait Helva. La fillette courrait en tête, vêtue d’une jupe sale et rapiécée, et d’un chemisier dans le même état. Elle était la plus jeune du groupe, et pourtant, les menait. Arrivant derrière un grand bâtiment désaffecté, elle frappa une fois, compta jusqu’à trois, puis frappa quatre fois, attendit à nouveau, pour frapper cinq fois. La porte s’ouvrit alors, laissant apparaitre un grand roux, un adolescent.
« Yop, Helva. Entrez vite. Vous n’avez pas été suivis ?
- On les a semés au Queen Square Allan. A qui crois-tu parler ? »
Elle était la plus jeune du groupe. Pourtant, elle s’était rapidement imposée comme faisant parti des leaders de ces enfants, tous regroupés dans le même orphelinat miteux, dans lequel ils ne recevaient même pas de quoi se nourrir correctement. Les enfants lâchèrent leur prise. De la brioche. Des bonbons. Des fruits. Du chocolat. Toutes ces choses que les enfants adoraient, mais dont ils étaient purement et simplement privés dans leur orphelinat. La fillette rejoignit Joey et Brian, tous deux âgés de dix ans. Allan, lui, avait douze ans. Et tous les quatre avaient décidés de ne pas se laisser faire par les pions austères de leur orphelinat.
« Bien joué gamine ! On a fait un sacré butin aujourd’hui ! »
Ils le partagèrent, prirent un sacré goûté, puis tous rentrèrent, en chantant joyeusement. S’arrêtant quand ils arrivèrent dans le quartier de leur pensionnat, pour retourner à des têtes d’enfants déprimés.
« BANDE DE GARNEMENTS ! VOUS ETES EN RETARD ! A LA DOUCHE LES BATARDS CRADES ! »

13 Septembre 1989
« Regarde moi ça Helva… Ces cul-coincés de protestants, avec leur brioche pour leur pause de dix heures… »
Allan et Helva patientaient dans la cours du collège où tous les enfants de leur orphelinat avaient leurs cours. Ils n’étaient pas seuls. Un autre orphelinat, pour enfants protestants celui là, emmenait les enfants dans ce collège réputé pour la sévérité de leur enseignement. Joey et Brian arrivèrent, grimaçant. Helva les fixa.
« Qu’est ce que vous avez encore fait ? »
Ils haussèrent les épaules. Ils sortaient d’un cours d’histoire, un de ces cours où les professeurs tentaient de leur faire entendre que sans le Royaume Unis, l’Irlande ne serait rien d’autre qu’un pays de sauvage. Sans doute, une fois encore, le professeur avait prit en exemple les irlandais catholiques de sa classe en exemple, désignant leur allure de malpropre et leurs habits usés.
« J’ai la dalle… »
Les quatre enfants observèrent avec envie les protestants dévorer leur brioche. Comme tous les autres catholiques.
« Moi aussi… »
Ce fut Helva qui proposa alors l’impensable.
« Et si un jour…. On allait leur piquer à eux, la bouffe ? »

15 Novembre 1989
Ils avaient longtemps discuté  pour ce coup là. Car c’était peut être le coup pour rien. Ce fut un nouveau dans leur petit groupe de meneurs, qui les poussa à tenter. Allan avait à un moment balancé que s’ils chapardaient dans des centres commerciaux, c’était déjà pire que dans un orphelinat de protestants de merde. Helva, malgré que ce soit elle qui ait lancée l’idée, restait alors la plus réticente. Ils restaient des orphelins d’une foutue guerre, comme eux. Bien que dans le petit groupe, aucun ne soit orphelin. Leur famille avait juste été arrêtée. A juste titre d’ailleurs. Le père de Helva avait bien organisé plusieurs attentats pour l’IRA.
Mais cette fois ci, ils y étaient. Le plan avait été mis au point par Helva, Allan, et Torin. Ils dirigeraient la première équipe, celle qui devra infiltrer les cuisines de l’orphelinat rival, et chaparder les victuailles. Joey et Brian étaient quand à eux charger de la diversion. Tous les adultes devront sortir du bâtiment, pour laisser à la première équipe le champ libre.
Torin lança l’assaut dès qu’ils entendirent les premiers cris de l’autre équipe. Ils étaient dix. Un nombre suffisant pour emporter de la bouffe pour cinquante. Les autres enfants de l’orphelinat étaient avec Joey et Brian.
Ils s’avancèrent avec précaution, évitant les ennuis, jusqu’à débarquer dans la cuisine. Cet orphelinat était construit exactement sur le même schéma que le leur. Trop facile.
Ils remplirent leurs sacs. Puis sortirent. Tombant nez à nez avec un surveillant.
« Qu’est ce que vous foutez là les crades ? »
Il tenta de les attraper, mais Allan le neutralisa en quelques secondes. Les autres le regardèrent bouche bée.
« Où tu as appris à faire ça ? »
Il haussa les épaules, et Helva, reprenant ses esprits, fit signe d’avancer. Elle ne voulait pas retomber sur un autre.
De retour à la planque, le partage du butin se fit rapidement. Mais contrairement aux autres enfants, Allan, Helva, et Torin, n’avaient pas le cœur à la fête.
« On est mal… Faire usage de violence. C’est ce qu’on devait éviter. »
En effet, lorsqu’ils revinrent à leur pensionnat. C’est la police qui les attendait. Aussitôt, les enfants se dispersèrent. Sauf Helva, Torin, Brian, Joey, et Allan.
« C’est lui ! C’est lui qui m’a frappé ! Et elle et lui, là, ils étaient avec !
- Et c’est ces deux petits monstres qui ont vandalisés tout le pensionnat ! Des monstres ! Comme leurs parents ! »
Aussitôt, ils furent embarqués, menottés, dans deux voitures de policiers.

Acte II : CHERUB

18 Novembre 1989
La petite fille ouvrit difficilement les yeux. Elle remarqua rapidement deux choses. Premièrement, elle n’était pas en prison, or, elle était persuadée de s’être endormie en prison. Deuxièmement, Allan l’observait se réveiller avec un petit sourire. Mais Allan n’était pas dans la même cellule qu’elle. Si ses quatre amis avaient été enfermés dans une même cellule, elle avait été séparée d’eux, étant une fille. Ces deux constations suffirent à l’éveiller complètement, et elle se releva rapidement.
« Allan ?  Où on est ? »
En regardant encore autour d’elle, elle vit Torin, Brian, et Joey endormis comme elle. Tous les quatre portaient un T-shirt orange, flanqué d’un logo étrange. Allan, quand à lui, portait un T-shirt bleu marine, flanqué du même logo.
Elle fronça des sourcils. Réveillant Torin. Qui grommela.
« Helva, laisse moi encore dormir, j’veux pas aller en histoire… »
Elle le secoua plus fort encore, jusqu’à ce qu’il se réveille. Puis, lui montra du doigt Allan, sans mot dire. Torin cracha par terre.
« J’le savais, t’es pas comme nous. Ton histoire était trop parfaite. »
C’est alors qu’entra un homme. Qui se présenta comme le Docteur MacAfferty. Ecossais certainement. Un irlandais ne serait pas dans une agence gouvernementale. Il présenta ensuite CHERUB, puis, d’une voix tranquille, leur proposa de rejoindre l’organisation.
« Mon père s’est battu contre les brittish ! J’vais pas moi combattre pour eux ! »
Brian et Joey commencèrent à hocher de la tête, mais Helva les retient.
« Je ne veux plus qu’il y ait de guerres… Et si CHERUB peut aider à ça, alors, je veux en être. On peut changer les choses Torin. Plutôt que de faire subir à d’autres le même sort qu’à nous. On peut faire en sorte que ça n’arrive plus jamais. »
Torin lui sourit. Elle avait encore raison, bien sûr. Alors, il opina de la tête.
« Soit. Alors, nous détruirons la guerre… »

3 Avril 1990
« TORIN ! »
Une masse rouge arriva sur le tout nouveau T-shirt gris. Torin venait de sortir de son PEI, son nouveau T-shirt fièrement arboré. A ses côtés se tenait son partenaire durant ces cents jours d’enfer, un certain Mike. Mais Helva ignora royalement celui là, qui partit rejoindre ses propres amis en riant.
« Un jour gars, elle te demandera en mariage ! »
Il ne l’écouta pas, et Torin serra fort la petite Helva, vêtue quand à elle du T-shirt rouge de CHERUB. Elle n’avait pas encore dix ans, et le PEI ne serait pour elle d’actualité que l’année prochaine. Puis le jeune garçon lui montra derrière lui.
« N’oublie pas Joey et Brian, eux aussi ont rêvés de te serrer dans leurs bras ces cents jours durant. »
Les deux autres avaient pu faire équipe ensemble, et leur fraternité avait remplacé l’expérience du partenaire de Torin. Même en connaissant peu CHERUB, et les exigences des instructeurs, ils avaient passés avec succès ce Programme.
« Vous êtes les plus forts les mecs ! »
Tous l’ébouriffèrent, puis elle les accompagna jusque dans leur chambre. N’ayant jamais été des rouges, ils avaient reçus dès le départ une chambre individuelle chacun, ce que la fillette ne leur enviait pas du tout, complètement fan de leur dortoir animé chaque soir.
Elle-même n’avait pas paressé ces trois mois durant. Torin voyait bien la différence. La silhouette qui lui avait toujours parut famélique à Belfast commençait à devenir plus forte, plus athlétique. Et il ne fut nullement surpris lorsqu’elle lui annonça qu’elle avait remporté tous les tournois d’échecs du campus pour les rouges et même contre les bleus ciels. Ce n’était pas pour rien qu’elle était leur stratège.

28 Mars 1991
Les deux fillettes s’arrêtèrent de marcher. Elles avaient besoin d’un temps de repos. La jungle indonésienne ne leur laissait aucun répit. Et les quatre-vingt-dix-neuf jours précédents les avait laissées affamées, et épuisées. Malgré cela, elles touchaient au but. Helva déplia leur carte. Rapidement, elles se mirent d’accord sur la suite de leur itinéraire. Elles prirent une barre énergétique, et burent. Puis reprirent le chemin. Elles avaient encore deux à trois heures pour arriver à l’ultime point de contrôle. Après cela, elles pourraient revêtir leur T-shirt gris.
La marche dans la jungle était évidemment quelque chose de compliqué, d’exténuant, et plus encore dans les conditions qu’elles devaient acceptés. Toutes deux étaient des gamines d’à peine dix ans. Dans les dortoirs des rouges, elles s’étaient rapidement rapprochées. Helva était la tête, Mary les jambes. Et leur duo avait fait des étincelles dans ce PEI qui avait déjà écrémé la moitié des candidats.
Elles arrivèrent face à une large rivière, dont il était évidemment hors de question de traverser à la nage. Les reptiles rodaient. Mais si leur ordre de mission était juste, elles devaient trouver de quoi répondre. Ce fut Mary qui mit la main dessus. Une pirogue. Elles la mirent à l’eau. Et descendirent le courant. Contrôlant leur vitesse. Un repère devait leur indiquer où accoster. Si elles descendaient trop, ou pas assez, elles rateraient leur approvisionnement. Mary pagayait, et Helva surveillait. Dès qu’elle le repéra, elle prit la pagaie, et fit accoster leur pirogue. En voyant les gourdes d’eau fraiche que leur tendit alors l’instructeur adjoint, elles se claquèrent les mains. Mais le blanc les rappela vite à l’ordre. Plus qu’une heure pour franchir les vingt derniers kilomètres.
Alors, elles se hâtèrent dans la chaleur étouffante de la jungle. Et c’est en pôle position qu’elles arrivèrent face à Large.
« Bien mes petits anges. Maintenant, vous n’avez plus qu’à escalader cet arbre pour mettre la main sur vos nouveaux T-shirt. Dépêchez vous. Si ce n’est pas fait dans les dix minutes, j’ai bien peur que votre T-shirt partira en lambeau. »
Evidemment, ce ne pouvait être "facile". Elles observèrent l’arbre en question. Aucune prise. Mary en fit alors deux premières avec sa machette. Mais Helva fouilla dans son sac. La corde. Elle accrocha un poids, lança. Parfait.  Les deux fillettes se sourirent, puis Mary commença l’ascension, tandis que Helva assurait sa sécurité. Puis elles inversèrent les rôles. A la première branche, elles ne tardèrent pas à repérer les fameux T-shirt. Mary s’élança, tandis que Helva la guidait de sa position dans le labyrinthe des branches. Elles firent fuir les singes. Et lorsque Mary revint avec les T-shirt, les deux fillettes se prirent dans les bras. Elles l’avaient fait.

28 Juillet 1993
La fillette souffla. Elle restait cachée, bien cachée. Ils ne devaient pas la voir. Sinon, la mission serait foutue. Il avait déjà fallu sortir d’urgence Torin. Car celui que les agents devaient mettre sous les verrous, c’était son père. Son père, qui refusait la paix.
Leur mission avait commencé deux mois auparavant. Le MI5 avait été avertit que des membres dissidents de l’IRA tenaient à faire échouer les pourparlers entre le gouvernement britannique et l’armé rebelle. Certains membres qui avaient été arrêtés, puis libérés, en geste d’apaisement, afin de mener les négociations dans la plus grande sérénité, ont ensuite été repérés dans un orphelinat londonien, en tant qu’éducateurs. Cet orphelinat recueillait des orphelins de guerre, catholiques comme protestant, sans discrimination. Une première. On cherchait à les éloigner du climat malsain qui restait en Irlande. Il avait été décidé que Helva, Torin, et Allan s’y rendraient aussi. Sous des faux noms, certes. Allan reprenant sa couverture de la mission qui avait finit par recruter les quatre irlandais.
Le premier problème fut quand le père de Torin débarqua. S’il le reconnaissait, sa couverture tombait en miettes. Or, ils avaient déjà pu récolter suffisamment de preuve afin de montrer que ces soi-disant repentis préparaient un attentat démesuré. Le bleu marine avait du partir, simulant une fugue. Ne restait que Allan, au T-shirt noir, et Helva, toujours grise.
Mais ils avaient réussis à faire croire à leur endoctrinement par les terroristes. Et étaient entrés peu à peu dans la confidence.
Aujourd’hui était le grand jour. Et Helva n’avait en vérité rien à faire ici. Elle était censée surveiller une rue. Pour dire quand arrivaient les cibles. Non pas dans une armoire, dans la remise où les irlandais dissidents finissaient leur bombe. Allan n’était pas plus à sa place selon les terroristes. Il se préparait à mener une diversion avec Torin, afin de laisser le temps à Helva de prendre le détonateur. Sans détonateur, pas d’explosions.
Justement. En parlant d’explosions. Une venait de retentir. Une petite. La diversion. Les hommes quittèrent tous la remise pour aller vérifier ce que c’était. Sauf le père de Torin. Elle murmura à elle-même.
« Désolé beau-papa, mais je combats pour la paix… »
Se trouvant très philosophique, elle bondit de son armoire, et neutralisa l’homme grâce à un taser. Remerciant son contrôleur de mission de le lui avoir confié. Puis elle prit le détonateur, et fila en quatrième vitesse, par un conduit, pour rejoindre son véritable poste. Aussitôt, elle avertit son contrôleur de ce qui c’était passé.
Avec un gars assomé, les autres comprendraient vite que leur affaire tourne au vinaigre. Le MI-5 devait agir maintenant. La fillette donna l’ensemble de l’arsenal des hommes, qui était somme toute restreint. Pour être plus discrets, les hommes avaient oublié toute arme de guerre, et seuls deux d’entre eux étaient armés de revolver.
Helva le sentait. Cette mission là. C’était le T-shirt bleu marine assuré.

14 Février 1995
Une ombre filait dans un hangar. Elle n’avait pas beaucoup de temps. Son contrôleur de mission venait de lui faire passer l’ordre du premier ministre. Les réserves d’armes du trafiquant que les autorités voulaient mettre derrière les barreaux devaient être détruites, avant que les forces spéciales sud africaines et anglaises interviennent. Entre temps, elle allait devoir disparaitre.
Agir sous un ordre quasi direct du Premier Ministre avait quelque chose de grisant. Mais du haut de ses quatorze ans, Helva avait mené un grand nombre de missions. Et des missions risquées. En quatre ans, elle en avait vu des choses. Il y a deux ans, en faisant échouer un attentat terroriste par des dissidents de l’IRA, elle obtenait le bleu marine. Et pour cette mission là, la jeune adolescente espérait bien obtenir le noir. Il lui semblait bien que pour elle, qui avait vocation à empêcher les guerres, ses deux missions lui offrant du grade étaient des missions correspondant parfaitement à ses idéaux.
Elle plaça quelques explosifs. Evitant les rondes des trafiquants. Elle s’était infiltrée jusque là, en devenant amie avec la fille ainée de celui-ci. Elle n’en éprouvait aucun remord. Comme son père, la fillette était pétrie d’idées racistes. Ils regrettaient l’apartheid, et soutenaient un parti obscur extrémiste qui voulait rétablir ce système de ségrégation. Pour se faire accepter, Helva avait même du cracher sur un pauvre noir.
Elle en avait finit. Aussitôt, elle fila vers les voitures. Dans sa poche, les clefs d’un Land Rover qu’elle avait déjà emprunté pour venir jusqu’ici. Avant de repartir par l’hélico qui l’attendrait plus loin, elle ne devrait pas oublier de le bruler. Ca tombe bien, son contrôleur, qui serait le pilote, lui avait assuré qu’il y avait pensé.
Elle alluma le quatre roues. Puis fonça. Comme elle s’y attendait, les hommes voulurent la poursuivre. Mais elle avait prit soin de saboter leurs véhicules avant de partir.
Lorsqu’elle rejoint son hélicoptère, elle eut la surprise de voir Mac.
« Mes félicitations Helva. »
Il lui tendit un paquet. Dedans, son nouveau T-shirt. Noir.

Acte III : Majeure

10 Novembre 1997
« JOYEUX ANNIVERSAIRE ! »
Alors que la noire rentrait dans sa chambre, après un long entretien avec son responsable de formation. Ils avaient parlés longuement de son futur. Pour Helva, il semblait tout tracé. Elle désirait entreprendre un double parcours en langues étrangères et en sciences humaines. Mais surtout, elle désirait redevenir Helva Fitzhenry. Et elle désirait retrouver ses parents.
Elle avait pu avoir des nouvelles d’eux. Son frère et sa mère avaient été libérés il y a deux ans. Elle en avait été informée. Et on lui avait alors proposé de les rejoindre. Mais elle avait alors refusé, préférant leur envoyer une simple lettre. Elle leur avait dit qu’elle allait bien. Leur expliquant qu’elle était dans une des meilleures écoles londoniennes. Et qu’elle menait des études brillantes. Sa mère, qui avait toujours désiré ceci pour elle l’encouragea dans sa voie. Cependant, la jeune femme désirait maintenant retrouver sa famille. Encore plus alors que son père serait libéré.
Elle prit dans ses bras ses amis. Quatre blancs étaient venus pour l’occasion. Allan, Torin, Brian, Joey. Elle les prit longuement dans ses bras. Puis prit en riant le T-shirt qu’ils lui tendaient. Son T-shirt blanc.

24 Décembre 1997
Dans l’église de Belfast, les cœurs chantaient. Helva, entourée de son père, sa mère, et son frère, chantait avec, le cœur lourd, chargé d’émotions. Elle les avait retrouvés il y a quelques jours à peine. Torin qui avait déjà vécu l’expérience l’avait accompagné, pour la soutenir. Et cela leur permettait de mieux baratiner, pour éviter les anecdotes trop CHERUB. Ses parents étaient évidemment enchantés qu’en plus de leur présenter un joli diplôme, elle leur présentait un ami. Enfin, ils auraient préférés avec une annonce de mariage, mais les deux jeunes gens avaient été clairs là-dessus. Il n’en était pour le moment pas question. Après leurs études, les deux avaient prévus de devenir soldats, pour l’armée britannique. Ils voyageraient beaucoup, et ne seraient pas ensemble. Aussi, ils préféraient faire comme ils avaient fait au campus. Quand ils étaient ensemble, tant mieux, sinon, tant pis. Laissant faire les choses comme elles allaient, selon leurs envies du moment.
Elle ne savait pas trop quand leur annoncer son plan de carrière. Pour l’instant, ils n’avaient entendu que ses plans d’études, qui les ravissaient.
La veillée de Noël se termina, et les familles quittèrent le lieu de culte. Les rues de Belfast étaient bien différentes de celles qu’elle avait connues. Et elle s’en réjouissait. Elle s’en réjouissait plus encore en sachant qu’elle avait aidé à ce que la paix s’instaure. Elle en ressentait énormément de fierté, même si elle ne pouvait en faire part à sa famille. Alastar s’approcha d’elle.
« Ca te rappelle des souvenirs, hein ?
- Et comment. C’est dans ces rues que je suis devenue amie avec Torin tu sais ?
- Vous avez foutu un sacré bordel avec cet Allan, ce Brian, et ce Joey n’est ce pas ?
- Oui, c’était très drôle… Quand je pense que c’est ça qui nous a permit de finir à Londres, dans ce pensionnat…
- En parlant de Londres. J’aimerais venir avec toi… Je veux vivre à Londres. Moi aussi, avoir ma chance. »
Elle le fixa, puis lui sourit. Bien sûr qu’il pouvait venir avec elle. Elle espérait même qu’il trouverait un job, et qu’il trouverait sa place à Londres, lui qui semblait ne plus rien reconnaitre à Belfast.

25 Juin 2001
« Santé ! »
Helva était désormais une jeune étudiante, une jeune femme, qui avait accomplit un véritable petit exploit qu’elle fêtait là avec quelques uns de ses deux promos. Elle venait en effet d’obtenir deux licences, en double cursus. L’une de langues étrangères appliquées. Français, allemand, italien et espagnol n’avaient plus de secret pour elle. La deuxième en géopolitique du monde. Un exploit qui se fêtait haut et fort. A ses côtés, Brian et Joey fêtaient quand à eux leur master en langues étrangères appliquées. Quand à Torin, il avait réussi à obtenir une permission pour venir fêter ça avec eux. De la petite bande, il ne manquait qu’Allan. Mary aussi était là, et si elle ne fêtait rien, s’étant diriger vers une carrière uniquement sportive, laissant là les études, sa joie n’en était que plus grande pour son amie.
Soudainement, une sonnerie retentit. Helva décrocha. A son regard, Torin sut de suite que quelque chose n’allait pas, et il accompagna son amie dehors.
« Alastar… Il est encore saoul. Il a menacé le patron du pub qui ne voulait pas le resservir. Alors, celui-ci m’a appelé…
- Rien de mieux de son côté ?
- Il s’imaginait finir cadre dans une entreprise. Il n’eut jamais que des jobs de serveurs. Il a raté sa première année de licence en management. Je crois qu’il devrait mieux retourner à Belfast. L’emmener à Londres n’était pas une bonne idée.
- C’est lui qui a demandé, tu n’as pas à t’en vouloir.
- Non, j’aurais du me douter que ce n’était vraiment pas une bonne idée. »
Torin la prit dans ses bras. Helva qui était si forte, si déterminée… Paraissait si fragile en ce moment. Son frère qui ne pouvait plus se passer de whisky était pour elle un cauchemar.
Ils arrivèrent dans le dit pub, et la jeune femme du même faire usage de violence pour contraindre son ainé à la suivre. Elle était connue ici. Et tous tentaient de lui apporter son soutien, et surtout, de limiter son frère. Mais cela semblait être une peine perdue.

2 Juin 2003
Son master. Elle le tenait enfin en mains. A ses côtés, toujours les même. Même si elle était la dernière à obtenir son diplôme. Mais la première à en avoir en double cursus, ce qui forçait le respect même des autres de CHERUB. Mais après tout, c’est toujours ce qui avait été mis en avant chez Helva. Sa capacité à mémoriser rapidement et à réfléchir à deux choses en même temps. Voire plus.
Elle avait déjà son travail pour la suite. D’or et déjà acceptée au sein des commandos d’élites du SAS, comme Torin Brian et Joey avant elle. La bande de Belfast allait pouvoir se retrouver.
Elle rentra chez elle, sourire aux lèvres. Puis il s’affaissa en voyant son frère, avachit dans le fauteuil, devant la télé, insultant copieusement les américains.
« Bande de petits bâtard, z’être pire que les anglais, allez que vous venez en Irak et faites comme chez vous ! V’verrez petites merdes, y vont vous tuer les arables, et en chantant ! »
S’ensuivit une parodie grotesque de God Save the Queen, qu’Helva interrompit.
« Alastar, je t’en prit ! Il n’est pas encore midi, que déjà tu es finit !
- Ah ah et voici la sale collabo ! Hein ! Toi aussi tu veux aller opprimer les bons peuples arabes comme tes potos, là, y z’ont HUMILIER les irlandais ! Et ces british, ils continuent ! HEIN ! »
Elle soupira. Il y a peu, il était tombé sur sa lettre qui l’acceptait au sein du SAS. Et il l’avait très mal prit, arrêtant même sa thérapie.
« J’en ai assez Alastar… Demain, tu rentreras à Belfast. »
Il ricanna, et leva ses poings, comme pour boxer. Alors, la jeune femme l’assoma, purement et simplement, puis effectua une purge de l’appartement, vidant toute bouteille d’alcool dans l’évier. Elle appela enfin Torin et Allan. Qui arrivèrent dans les cinq minutes. Déjà au courant de son projet. Alastar fut rapidement attaché.
« Tu es sûre Helva ? »
Oui, elle était sûre. Elle ne pourrait plus s’occuper de lui, et d’ailleurs, elle n’avait que réussi à empirer les choses. Elle hocha de la tête, et Allan, désormais médecin, injecta un somnifère à Alastar.
« Voilà, il dormira comme un bébé jusqu’à l’heure de prendre notre jet ! »
Helva sourit. Elle n’aurait jamais cru qu’ils utiliseraient leur statut d’anciens agents de CHERUB pour s’occuper d’un frère alcoolique.
« Merci vous deux. Vous êtes géniaux. »
Mais en dépit de son sourire. Alors qu’elle observait les images d’Irak tourner en boucle sur le téléviseur. Elle ne pouvait s’empêcher de se poser la question. Le SAS était-il vraiment pour elle ?

30 Novembre 2010
Helva bailla. Devant une mosquée, avec son unité, en plein Bagdad, elle veillait à ce que tout se passe bien. Des menaces pesaient sur le centre de la capitale irakienne, et on lui avait confié la sécurité du lieu. Elle grimaça. Elle ne s’était pas engagé pour ça, mais alors, vraiment pas. Elle zieuta ses hommes. En particulier le nouveau, qui avait un peu de mal avec les grosses chaleurs.
« Oui mon lieutenant ? »
Elle haussa les épaules. Elle avait beau être une femme, elle était archi respectée dans le SAS. Merci à CHERUB, sans aucun doute.
En vérité, elle ne serait pas ici, si son caractère d’irlandaise ne s’était pas enflammé face à un général. Il faut dire, le dit général, elle avait des raisons d’être en colère contre lui. Il avait ordonné toutes les arrestations politiques en Irlande du Nord, dont celles de sa famille. Quand il avait apprit que Helva Fitzhenry était une de ces fillettes dont il détruisit sa vie, il fit remarquer que la jeune femme n’était qu’une irlandaise crade, et n’avait pas sa place au SAS. Elle l’avait démonté. Commission de discipline. Sanction. Mise à pied de quelques mois. Et sortie des opérations spéciales. Elle grogna. Cette guerre en Irak, elle ne l’avait jamais apprécié. Et la voici maintenant obligée de rester ici à la soutenir.
Elle en avait même profité pour apprendre l’arabe. Facile. Un an qu’elle était ici, largement suffisante pour qu’elle comprenne et maitrise cette langue. Facile pour elle. Les autres soldats britanniques se demandaient encore comment elle faisait.
Soudainement, son regard accrocha un jeune homme se déplaçant de manière étrange. Tout dans son langage corporel indiquait qu’il n’était pas à l’aise. Elle chercha alors aux alentours. Puis repéra une voiture. Personne dedans. Là depuis le matin. Ils devaient attendre la sortie des fidèles de la mosquée. Aussitôt, elle donna des ordres rapides. Elle fila avec deux hommes arrêtés le suspect, tandis que les restes de sa troupe formèrent un cordon de sécurité autour de du véhicule louche. Puis elle alla à l’intérieur de la mosquée, enlevant ses chaussures, et expliquant rapidement, dans un arabe parfait, la situation à l’imam. Il hocha de la tête, lui assurant qu’il ferait sortir les fidèles par petit groupe, afin d’éviter tout effet de masse dont les rebelles sunnites pourraient prendre avantage. Ils avaient tous été fouillés à l’entrée, ils étaient tous clean. Les démineurs arrivaient. En ouvrant la voiture, ils constatèrent qu’en effet, elle était piégée. La bombe fut désamorcée. Et quand elle retrouva son lit, Helva avait reçu les félicitations de son supérieur. Et surtout, une splendide nouvelles.
Elle réintégrait les forces spéciales.

Acte IV : Retour chez soi

2 Février 2011
« Capitaine Fitzhenry au rapport, mon général. »
La jeune femme, en tenue impeccable salua le général Poe, qui dirigeait les unités du SAS. Il lui fit signe de se mettre en repos, et attira son attention sur l’invité de la pièce.
« Zara ? »
La femme sourit, se leva, et prit la nouvellement capitaine dans ses bras.
« Nous sommes entre anciens Helva. Et j’ai besoin d’une unité du SAS pour préparer un plan d’extradition d’un agent en Syrie. Le Général Poe a donc fouillé dans les anciens de CHERUB pour mener cette mission. Torin, Brian, et Joey devraient bientôt arriver. »
En effet, les trois garçons arrivèrent. Torin avait lui obtenu le grade de Commodore. Brian et Joey étaient lieutenant.
« Bien. Votre mission d’extradition concerne un agent de CHERUB, un T-shirt noir, âgé de dix sept ans. Il doit s’infiltrer dans un groupuscule d’islamistes. Nous avons décidés qu’une unité du SAS doit être prête à tout moment pour extrader l’agent. Ses instructions sont claires. Peu importe l’avancée de la mission, s’il est en danger, il doit sortir.  »
Ils hochèrent de la tête, tandis qu’ils lisaient déjà attentivement les rapports de terrain concernant leur mission.
« Nous serons en plein terrain syrien. J’en déduis qu’en plus d’éviter les rebelles, nous allons devoir fuir comme la peste les forces régulières de Bachar Al Assad. »
La mission s’annonçait risquée. Mais parfaitement dans leurs cordes. Préparer un assaut sur la base des terroristes. Prétextant des otages à libérer. L’agent sera dans les terroristes morts.
« Il a préparé son plan d’action pour se barrer ?»
Zara leur expliqua tout dans le détail. Puis les quatre jeunes gens acceptèrent la mission. C’était le retour de la fine équipe irlandaise.  

30 Mars 2011
Le jour était arrivé. L’unité du SAS composé des quatre anciens agents de CHERUB, ainsi que quatre autres unités, qui ne devaient pas voir le fameux agent à extrader, étaient sur le pied de guerre. Helva serra Torin dans ses bras. Il resterait en back-up, et viendrait à son signal, avec un planeur, pour récupérer son unité et l’agent. Les autres SAS repartiraient comme ils étaient venus, en hélicoptère.
Helva monta dans le premier, suivie de Brian et Joey. Les quatre hélicoptères partirent en trombe de Jérusalem.
Le voyage fut court. Officiellement, ils allaient en Irak, aussi, ils furent laissés tranquilles. Mais sitôt dans la zone d’extradition, les trois blancs sautèrent en parachute, pour retrouver l’agent. L’invasion du repère des islamistes n’étaient pas de leur ressort.
Ils ne mirent pas longtemps à retrouver le noir, et aussitôt, envoyèrent le signal à Torin. Parmi les quatre, il était le seul à savoir piloter le planeur employé. Ils avaient en tout et pour tout un quart d’heure pour préparer la sortie. Le planeur ne pouvait pas atterrir pour repartir. Ils allaient devoir utiliser un système mis en place par les américains dans les années soixante. Le planeur devant accrocher des câbles qu’ils devaient eux placer en l’air. Après, c’était à la force de leur bras qu’ils devraient remonter à la force de leur bras.
L’agent face auquel ils se retrouvèrent était méconnaissable. Maigre, la barbe fournie, pour un adolescent, enfin, jeune adulte, l’air hagard.
« C’vous les agents du SAS ?
- Yep gamin, t’en fais pas pour nous trois, on est des vieux. C’juste à la base que tu devras faire gaffe, mais on espère bien que tu croiseras personne.
- On se bouge les gars. Je prépare le gosse, vous préparez le filet.
- A vos ordres Capitaine Fillette ! »
Quand le planeur arriva, silencieux, tout était prêt, et Torin n’eut qu’à accrocher le filet. Aussitôt, les agents montèrent. Ils devaient être sous le carrosse le plus tôt possible. L’ouvrir. Et se glisser à l’intérieur. Une opération délicate, le planeur ne devant pas rester avec ce trou d’air plus d’une minute.
Lorsqu’ils furent tous bien à l’abris, ils soufflèrent. Puis se tapèrent dans les mains.
« On est des boss les enfants, moi, je vous le dis, on est des boss !
- Torin ? Les autres unités du SAS ?
- Elles ont vidés les lieux. Officiellement, Mike Tyson est mort. Deux cadres ont été prit vivants.
- Nice. »

2 Juillet 2011
Helva et Torin se promenaient, main dans la main, sur le campus de CHERUB. La décision de Helva était sans appel. Elle quittait le SAS. Pour rejoindre CHERUB. Elle serait contrôleur de mission.
« Je n’en peux plus du SAS. Nous avons beau faire partie de l’unité anti terrorrisme. Nous ne faisons que rafistoler des brèches.
- Je te comprends. Mais je continuerais à rafistoler ces brèches. Je ne suis pas fait pour être contrôleur de mission. C’pas pour rien que c’est toujours toi qui a prit le commandement entre nous deux. Je te laisse le soin de prévenir. Bon courage, Helva. »
Il se mordit la lèvre. Avant de se mettre à genoux. Sortant une boite. Contenant une bague.
« Helva Fitzhenry… Peu importe le temps que l’on passe sans se voir… On sait tous deux que dès que nous sommes à nouveau ensemble, c’est comme au premier jour de notre relation. Je ne peux aimer d’autre femme que toi. Veux-tu m’épouser ? »
Elle rougit fortement. C’était bien la première fois qu’il la voyait rougir d’ailleurs. Alors, elle hocha de la tête, de haut en bas, et Torin lui passa la bague au doigt.

25 Juin 2011
Dans un tailleur bleu marine, au chemisier blanc, Helva attendait dans un bureau qu’elle ne connaissait que trop bien. C’était celui où elle avait rencontré pour la première fois Mac, alors directeur de l’agence CHERUB. Aujourd’hui, le directeur avait changé, puisqu’il s’agissait de Zara Asker. En y repensant, Zara avait été un agent à peine plus âgée qu’elle. Si elles n’étaient jamais partie en mission ensemble, toutes deux se connaissaient, et se respectaient, à l’époque. Et aujourd’hui, Helva devait passer devant elle pour donner un nouveau tournant à sa vie, et devenir contrôleuse de mission pour CHERUB.
Les deux femmes s’étaient déjà retrouvé il y a quelques mois, dans la mise au point du plan d’extradition d’un agent. Et ce fut à partir de ce moment là que l’irlandaise avait manifesté son envie de retrouver l’agence de son enfance.
Ainsi, lorsque Zara entra, ce fut sans chichi entre toutes deux. Helva se leva, et donna une accolade à cette vieille amie.
« Bonjour Helva, comment vas-tu ?
- J’ai le droit de dire un peu anxieuse ? »
Elles rirent, avant de s’installer confortablement. Entre les mains de Zara, le dossier de Helva, dans ses moindres détails.
« Je vais passer sur les capacités en espionnage. Je sais que tu les as, et que ce qui te manque, tu l’auras en un claquement de doigt. Tu es une blanche après tout. Mais évidemment, j’ai quelques petites choses qui me chagrinent. »
Evidemment, c’était le job de Zara de penser à tous les aspects d’un contrôleur de mission.
« Tu n’as encore jamais travaillé avec des enfants, et même si tu connais très bien les réactions d’agents de cet âge, j’aimerais savoir comment tu réagirais dans certaines situations. »
S’ensuivit plusieurs jeux de rôle, dont elle sortit apparemment victorieuse.
« J’ai été très étonnée Helva quand j’ai vu dans ton dossier que tu avais frappé un général.
- Humph… Il l’avait bien cherché. Si Torin, Brian, ou Joey avait entendu ça, il n’aurait pas perdu que ses dents.
- Fierté irlandaise ?
- C’est lui qui a foutu nos parents en maison. Je sais que pour mon père, c’était normal. Mais ma mère et mon frère, eux, ils n’avaient rien fait. Et plutôt que de dire qu’il avait fait le con, en exigeant de foutre au trou toutes les familles, et en séparant des gamines de leur mère, il a dit que s’il avait su, il aurait aussi envoyé les gamines au trou.
- Je vois.
- Il a été viré de l’armée. Torin ne l’a pas loupé.
- D’ordinaire, c’est toi la tête et lui les gros bras.
- Je ne suis pas parfaite, et j’en ai conscience. Quand je ne suis plus moi-même, Torin sait quoi faire.
- Et si tu n’es plus toi-même en mission ?
- Excellente question. Mais je ne pense pas être face à un gradé qui m’insulte en tant qu’Helva Fitzhenry en mission.
- En parlant de Torin, vous en êtes où vous deux ?
- Ha ha… Nulle part en particulier.
- Vous faites chier. Vous vous mariez quand, sérieux ? »
Les deux femmes se sourirent. Puis Zara se leva.
« Re Bienvenue à CHREUB, Helva. Je vais te présenter à ****, que tu assisteras dans un premier temps. »

15 Octobre 2012
« Félicitation Helva. Tu ne seras plus simplement une assistante, tu deviens une contrôleuse à part entière. »
La jeune femme sourit à celui qui avait été son supérieur ces dix sept derniers mois. Elle l’avait accompagné sur un certain de nombre de grosses missions pendant ce temps là, ne pouvant superviser que des mineures seules. Mais grâce à celle qu’ils venaient d’accomplir, elle montait en grade.
Elle raccrocha, et regarda son mari, leur fils d’à peine un an dans les bras. Il avait obtenu un congé de paternité de deux ans. A la seule condition qu’il continue son entrainement physique. De toute façon, après sa dernière promotion, il n’allait plus sur le terrain.
« Félicitation ma belle. Tu l’as bien mérité. »
L’avantage d’être mariée à un membre du SAS ancien agent de CHERUB pour laquelle toi tu travaillais encore, ou de nouveau dans son cas, c’est qu’il n’avait jamais besoin de savoir ce qu’elle faisait. Il ne lui posait qu’une seule et unique question. Dans quel pays elle serait. Il respectait autrement tout le secret.
« Tu sais que Zara a fait passer que les enfants des membres de CHERUB travaillant pour l’organisation pouvaient aussi devenir agent ? »
Helva hocha de la tête, elle en avait été avertie.
« J’aimerais bien que notre fils hérite de nos idéaux. Et devienne aussi un jeune agent. »
Elle aussi apprécierait. Ce pouvait être risqué, certes. Mais ils l’avaient fait. Et maintenant, elle emmenait d’autres enfants en mission.
« S’il a hérité de mon intelligence et de ta force, il obtiendra le noir à douze ans… »
Ils rirent. Puis déposèrent l’enfant dans son lit, avant de rejoindre leur chambre.

9 Janvier 2013
Chez les Fitzhenry à Belfast, l’heure était à la fête. Après un bon noël en famille, ce fut l’anniversaire d’Asling Doyle, fils de Helva et Torin. Il fêtait ses deux ans, et après avoir été la star de Noël, il fut la star de l’épiphanie, puis celle de son anniversaire. Petit roi au sein de la famille, tous adoraient sa bouille d’amour.
« Ah, ma chérie, je suis bien heureuse que tu ais cessé de travailler dans l’armée, pour t’occuper d’enfants… Dans ton ancien pensionnat en plus ? C’est bien mieux. Et que Torin soit affecté à l’état major… Je suis soulagée, votre enfant n’a pas à craindre pour ses parents. »
Si Helva s’en voulait un peu de mentir à son mère, au moins, celle-ci ne se faisait pas de soucis pour elle. Les deux femmes regardèrent Torin et Alastar jouer avec la petite merveille de la famille.
« Comment va Alastar maman ?
- Il commence à mieux aller. Il dirige sa propre entreprise maintenant. Mais nous devons encore veiller à ce qu’il ne craque pas sous la pression et s’enfile une bouteille.
- Quel genre d’entreprise ?
- De l’informatique je crois… »
Helva sourit. Il y a 26 ans, sa vie semblait être partie pour être un enfer. Mais maintenant, elle ne pouvait être plus parfaite. Et en voyant son fils, elle n’espérait qu’une seule chose.
Que chaque enfant sur terre puisse un jour mener une douce et heureuse vie.
Derrière l’écran
   Pseudo : Maku'
   Age : 22ans
   Comment nous as-tu connus ? Mouhahahaha
   Des remarques ? J'ai encore masse choses à améliorer dans le graph', hein ?
   
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Helva Fitzhenry, Contrôleuse exigente

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